Une immersion au FIFF
 

Comme vous l'avez sans doute déjà expérimenté, le FIFF (Festival international du film de Fribourg) propose chaque année de nombreux films, divers par leur provenance et riches par leurs thématiques. Pour l’édition 2022, un groupe d’étudiant·e·s de l’Université de Fribourg, inscrit·e·s dans le Master Sociétés plurielles: cultures, politique et religions (Département des sciences sociales), s'est penché attentivement sur certains des longs-métrages, avec le regard particulier des sciences sociales. Il partage avec vous les résultats de ce travail, espérant qu'il vous donne une envie supplémentaire d'aller découvrir ces films !

Direction du projet : Muriel Surdez, professeure
Webmasters : Marie Winzap et Camille Carron

Beans

Québec, 1990. La construction d’un terrain de golf sur un cimetière natif déclenche un conflit qui divise profondément les Canadiens. Tracey Deer et son film Beans nous replongent dans cette crise d’Oka. Ils racontent l’histoire de Tekehentahkhwa, une jeune fille de 12 ans qui voit son quotidien bouleversé par les tensions grandissantes entre les membres de sa communauté, les Mohawks de Kahnawake, et les populations allochtones voisines.




 Piggy

Pour son second long-métrage, Carlota Pereda nous transporte dans le sud-ouest de l’Espagne, à l’intérieur de son Estrémadure natale, au coeur d’un village isolé et reclu, où les habitant.e.s semblent vivre paisiblement. A mi-chemin entre le film de genre et le drame rural, mélangeant avec une dextérité déconcertante les différentes formes cinématographiques (horreur, thriller, trasheur, genre, comédie, drame), Pereda offre un objet culturel léché et vibrant d’influences multiples. Analyse non-exhaustive de quelques points révélateurs d’un film qui laisse bouche bée.

The Marriage


Deux semaines avant que Bekim n’épouse Anita, le futur époux retrouve son ancien amant revenu de France, Nol, décidé à reconquérir son amour de jeunesse. Candidat aux Oscars pour le Kosovo, The Marriage est un drame qui explore la réalité des personnes issues de la communauté LGBTQ+, questionne les relations hommes-femmes et les identités de genre et en fait émerger les tensions.

 

 

Marcher sur l’eau

En 2021, Aïssa Maïga revient sur le devant de la scène avec le documentaire de fiction « Marcher sur l’eau », dont le projet lui rappelait des souvenirs de vacances chez sa grand-mère paternelle, au Mali. Le long métrage retrace l’histoire du village de Tatiste, dans le nord du Niger, où les habitants sont victimes du réchauffement climatique. Ils se battent depuis des mois pour avoir accès à l’eau, réclamant un forage pour capter l’eau sur laquelle ils marchent. Le documentaire de fiction présente plusieurs problématiques, dont celle de l’éducation, de la communauté et de la survie.